Les statistiques officielles publiées pour les versements de 2026 concernent l’otto per mille calculé à partir des revenus de 2022. Ce décalage doit être conservé dans la lecture des chiffres : l’année de répartition ne désigne pas celle des revenus des contribuables.

Le mécanisme porte sur l’affectation d’une fraction du produit global de l’IRPEF. Le choix exprimé dans la déclaration n’attribue donc pas au bénéficiaire une fraction individualisée de l’impôt personnel du signataire. Il contribue à déterminer la répartition collective entre l’État et les confessions admises au dispositif.

Pour interpréter les résultats, il faut donc séparer le nombre de choix et les montants finalement distribués. Une variation de la recette globale peut modifier les sommes allouées sans traduire, à elle seule, une évolution comparable des préférences exprimées. Pour le contribuable, la décision porte sur l’affectation de cette recette collective ; elle ne constitue pas un versement personnel supplémentaire dont le montant pourrait être repris comme une dépense déductible du seul fait de la signature.

L’absence de choix ne soustrait pas la quote-part correspondante à cette répartition : elle est distribuée proportionnellement aux choix exprimés, avec les particularités propres aux bénéficiaires concernés. Le tableau statistique doit ainsi distinguer choix valides, absence de choix et anomalies ; il ne permet pas de calculer une réduction personnelle d’IRPEF.