L’administration slovaque présente e-Faktúra comme une évolution de la transmission des factures à compter du 1er janvier 2027, sans remplacement des principes comptables. Une facture structurée ne se réduit pas à l’envoi d’un fichier PDF reproduisant un document papier.
Le point opérationnel concerne notamment les erreurs : une facture déjà envoyée ne doit pas être simplement écrasée dans le système. Sa correction passe par un document rectificatif, lui-même électronique lorsque la facture d’origine relève de ce circuit. L’historique de l’opération doit donc rester intelligible.
Une préparation utile consiste à examiner le traitement d'une erreur après transmission, et pas seulement la création d'une facture correcte. Il faut pouvoir relier le document rectificatif à l'opération initiale et comprendre les données finalement conservées dans les comptes. Une entreprise cumulant ventes professionnelles et ventes aux particuliers doit également raisonner par flux. Le communiqué éclaire cette organisation, sans autoriser à uniformiser des opérations qu'il place lui-même dans des périmètres différents.
Le communiqué précise aussi que les ventes ordinaires aux consommateurs ne relèvent pas de cette obligation. Une entreprise doit ainsi distinguer ses flux concernés avant de modifier son émission de factures. L’adoption d’un logiciel compatible ne dispense ni de qualifier l’opération ni de respecter les règles fiscales et comptables qui lui restent applicables.
